Réponse à l’article du Journal de Montréal

Ce matin, le Journal de Montréal publiait un article prétendant que Nolinor a tenté de profiter des failles de la PCU.

Voici les faits qui d’ailleurs ont été communiqués au journaliste Philippe Orfali qui ne les pas publiés, malgré le contexte qui lui a été donné.

Fait 1 : Il est vrai nous avons transmis une note interne à nos employés pour les informer des différentes mesures que Nolinor mettait à leur disposition. Voici un extrait :

« Pour tous les employés qui sont amenés à travailler sporadiquement lors d’ajouts de vol, vous avez la possibilité d’avoir vos heures payées en temps réel ou de les banquer. »

Il faut savoir que la possibilité de mettre en banque des heures est une pratique courante chez Nolinor qui existait bien avant la pandémie. Par exemple, un employé qui souhaiterait partir en voyage pendant deux mois peut accumuler du temps pour être en mesure de réaliser un projet, comme un voyage ou un retour à l’école.

 A posteriori, l’envoi de cette note à nos employés était une erreur puisque, prise isolément, elle aurait pu faciliter la réclamation de la PCU par des employés qui n’y étaient pas admissibles. Ce n’était pas l’intention. Au total, sur nos 200 employés, 18 employés avaient mis en banque une ou deux journées sur une période totale de 4 semaines. Au final, ce sont 24 journées qui ont été mis en banque par nos employés.

Fait no 2 : Nolinor a rectifié le tir. Bien que la responsabilité de se conformer aux critères du PCU appartient à chaque employé, nous avons décidé de ne plus permettre que des heures de travail soient mis en banque pendant la pandémie si bien que 100 % des heures travaillées ont été payées. Les programmes gouvernementaux sont complexes, changeants et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Voyant qu’il y avait un risque pour nos employés, nous avons suspendu la pratique des heures banquées.

Contrairement à ce que l’article du Journal de Montréal prétend, Nolinor ne tire aucun bénéfice de la PCU puisque c’est une mesure qui s’adresse aux travailleurs et non aux entreprises.

Fait no 3 : «Légende urbaine». Lors de mon entretien téléphonique, le journaliste alléguait également qu’un nombre important de pilotes sur le PCU auraient travaillé au déchargement de l’Antonov 225. Or, c’est faux puisqu’il n’y avait que des cadres et des employés de rampe de Nolinor sur le site du déchargement, tous rémunérés. C’est en lien avec cette fausse affirmation que j’ai indiqué qu’il s’agissait probablement d’une légende urbaine ou d’un commentaire venant d’une frustration quelconque. Or, le journaliste a pris cette affirmation qu’il a mise dans le contexte de la PCU de nos employés sans autre précision.

Cet article est malheureux pour notre organisation. Ceci dit, ne nous laissons pas distraire par cet événement.

Nous savons à quel point nos employés, nos clients et nos partenaires sont formidables et sont à la source du succès de Nolinor.

Ensemble, continuons à regarder vers l’avant et à nous serrer les coudes.

 

Marco Prud’Homme
Président / President